Journée mondiale du thon : faut-il encore manger du thon ?
- Amandine Musseau

- il y a 5 jours
- 3 min de lecture

Le thon fait partie des poissons les plus consommés en France, notamment grâce à sa version en conserve, pratique, économique et facile à intégrer dans les repas du quotidien. Mais derrière cette popularité se cachent à la fois de vrais atouts nutritionnels… et quelques points de vigilance. L’objectif n’est pas de le supprimer, mais de mieux comprendre comment l’intégrer intelligemment dans une alimentation équilibrée.
Les atouts nutritionnels du thon
Le thon est un poisson particulièrement intéressant sur le plan nutritionnel.
Il constitue une excellente source de protéines complètes, indispensables pour maintenir la masse musculaire, soutenir l’immunité et favoriser la satiété. Une portion de thon apporte en moyenne 25 à 30 g de protéines de très bonne qualité.
Il est également riche en vitamines du groupe B, notamment la vitamine B12, essentielle au système nerveux et à la formation des globules rouges. Le thon contient aussi du sélénium et de l’iode, deux minéraux importants pour le fonctionnement de la thyroïde et la protection contre le stress oxydatif.
Selon les espèces, il peut aussi contribuer aux apports en oméga-3, des acides gras essentiels impliqués dans la santé cardiovasculaire et cérébrale.
Bref, sur le papier, c’est un aliment très intéressant.
Le point de vigilance : le mercure
Le thon est un grand poisson prédateur. Cela signifie qu’il se situe en haut de la chaîne alimentaire marine. Résultat : il accumule progressivement des polluants, notamment le méthylmercure.
Les autorités sanitaires françaises rappellent que ce contaminant peut avoir des effets sur le système nerveux en cas d’exposition excessive. C’est pour cette raison qu’il est recommandé de varier les espèces de poissons et de ne pas consommer toujours les mêmes.
Les recommandations officielles préconisent de manger du poisson deux fois par semaine, en alternant :
un poisson gras riche en oméga-3 (sardine, maquereau, hareng…)
un poisson maigre (colin, merlu, cabillaud…)et en variant les espèces pour limiter l’exposition aux polluants.
En pratique : le thon peut rester au menu, mais pas quotidiennement.
Thon en boîte : une option pratique (et française)
La conserve de thon a longtemps été un incontournable des placards. Et pour cause : elle présente plusieurs avantages.
La mise en conserve permet de préserver les protéines et la majorité des nutriments. C’est donc une solution intéressante pour dépanner, composer rapidement un repas ou enrichir une salade.
La France est d’ailleurs l’un des grands consommateurs européens de thon en conserve, avec une production importante et des filières bien implantées.
Pour faire les meilleurs choix :
Privilégier le thon au naturel ou à l’huile d’olive
Vérifier l’origine et les labels de pêche durable
Varier avec d’autres conserves de poissons (sardines, maquereaux, maquereaux…)
Recette express : Rillettes de thon au yaourt citronnées
Ingrédients (4 personnes)
1 boîte de thon au naturel (140 g égoutté)
1 yaourt nature ou fromage blanc
1 c. à café de moutarde
Jus d’½ citron
1 c. à soupe de ciboulette ou persil
Poivre
Préparation
Égoutter le thon puis l’émietter dans un bol.
Ajouter le yaourt, la moutarde et le jus de citron.
Mélanger jusqu’à obtenir une texture crémeuse.
Ajouter les herbes, poivrer et rectifier l’assaisonnement.
À déguster sur du pain complet ou avec des bâtonnets de légumes.
Le bon équilibre : variété avant tout
Le message clé n’est pas d’interdire le thon, mais de replacer sa consommation dans une vision globale de l’équilibre alimentaire.
Oui, le thon peut faire partie d’une alimentation saine. Non, il ne doit pas être la seule source de poisson de la semaine.
L’idéal reste d’alterner :
Poissons gras (sardine, maquereau)
Poissons maigres (cabillaud, colin)
Poissons de petite taille (moins contaminés)
La variété reste la meilleure stratégie nutritionnelle.
En résumé : le thon est un aliment intéressant, pratique et nutritif, à consommer avec bon sens et diversité. Comme souvent en nutrition, ce n’est pas l’aliment qui pose problème, mais la fréquence et la monotonie alimentaire.
Amandine MUSSEAU - Diététicienne Nutritionniste - ©
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Sources:
ANSES – Recommandations consommation de poisson
Santé Publique France – Repères nutritionnels adultes
CIQUAL 2020 – Composition nutritionnelle du thon
IFREMER – Contaminants et poissons prédateurs
FranceAgriMer – Consommation de poisson en France
Cet article a été rédigé avec l’aide de ChatGPT, une IA spécialisée dans la rédaction et l’accompagnement.




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