Journée mondiale de la mer : comment mieux choisir son poisson ?

Dernière mise à jour : 11 oct.

Le 28 septembre, la Journée mondiale de la mer est une bonne occasion de regarder d’un peu plus près ce que nous mettons dans notre assiette.
Car manger du poisson, oui… mais lequel ? Entre les recommandations nutritionnelles, les polluants, la surpêche, les labels, la saisonnalité et les différentes techniques de pêche, le choix devant l’étal peut rapidement devenir compliqué.
Voici quelques repères simples pour choisir un poisson intéressant pour votre santé, mais aussi plus respectueux des ressources marines.
Côté nutrition, combien de poisson faut-il manger ?
Les recommandations françaises sont assez simples : deux portions de poisson par semaine, dont un poisson gras. Une portion adulte correspond à environ 100 g.
Pourquoi un poisson gras ? Parce que les sardines, maquereaux, harengs ou encore le saumon sont notamment intéressants pour leurs apports en oméga-3.
Mais il est également recommandé de varier les espèces et les lieux d’approvisionnement, notamment pour limiter notre exposition à certains contaminants présents dans les produits de la mer.
Petit poisson deviendra grand… sauf dans votre assiette !
Sardines, maquereaux, anchois ou harengs ont plusieurs arguments pour eux.
Ces petits poissons situés plus bas dans la chaîne alimentaire sont particulièrement intéressants. Manger bouger recommande d’ailleurs de privilégier les petits poissons comme la sardine, le maquereau, l’anchois ou le hareng dans une démarche d’alimentation plus durable.
Et côté nutrition, sardines, maquereaux et harengs permettent en plus de remplir facilement la case du fameux « poisson gras » de la semaine.
De quoi réconcilier nutrition, budget et environnement.
Varier, c’est aussi éviter le thon à toutes les sauces
Le thon est pratique, notamment en conserve, mais il ne devrait pas devenir notre poisson par défaut.
Les grands poissons prédateurs peuvent accumuler davantage certains contaminants au cours de leur vie. L’anses recommande donc de varier les espèces consommées. Des précautions supplémentaires existent pour certaines populations sensibles, notamment les femmes enceintes et les jeunes enfants.
Votre placard peut donc accueillir du thon… mais également des sardines, des maquereaux ou d’autres poissons en conserve.
Et pour préserver les océans, comment choisir ?
Première astuce : variez là encore !
Lorsque nous achetons toujours les mêmes poissons, nous augmentons la pression sur certaines ressources. Choisir des espèces moins demandées permet de diversifier la pêche et parfois même de faire quelques économies.
Deuxième réflexe : regardez la provenance. Lorsque c’est possible, privilégiez les poissons locaux et les circuits courts.
Troisième réflexe : respectez les saisons. Eh oui, les poissons aussi ont leur calendrier ! Manger bouger donne par exemple comme repères la sardine en été, le maquereau au printemps, le lieu en automne et la dorade grise en hiver.
Les techniques de pêche comptent aussi
Tous les poissons d’une même espèce n’ont pas forcément le même impact environnemental.
La zone dans laquelle ils ont été pêchés et la technique utilisée ont leur importance. Certaines pratiques peuvent davantage affecter les fonds marins ou entraîner des captures accidentelles.
L’étiquette devient donc votre alliée : regardez l’espèce exacte, la zone de pêche et la méthode de pêche plutôt que simplement le nom commercial du poisson.
Et les labels dans tout ça ?
Vous pouvez notamment rechercher le logo français « Pêche durable ». Cet écolabel public prend en compte l’état de la ressource, les impacts sur l’écosystème et l’environnement, mais également des critères sociaux et de qualité.
Attention toutefois à ne pas résumer un choix responsable à la présence ou non d’un logo. L’ifremer rappelle que déterminer si un poisson provient réellement d’une pêche durable reste complexe et dépend notamment de l’espèce, du stock concerné et de la méthode de pêche.
Ma petite check-list devant l’étal
Avant de mettre votre poisson dans le panier, posez-vous simplement quelques questions :
est-ce que je varie suffisamment les espèces ?
ai-je prévu un poisson gras cette semaine ?
puis-je choisir un petit poisson comme la sardine ou le maquereau ?
quelle est sa provenance ?
est-il de saison ?
quelle technique de pêche a été utilisée ?
existe-t-il une alternative locale ou labellisée ?
Pas besoin de devenir expert en ressources halieutiques pour mieux choisir. Quelques réflexes suffisent déjà à faire évoluer son panier.
En résumé
Manger du poisson reste intéressant sur le plan nutritionnel. L’objectif n’est donc pas de le supprimer, mais de mieux le choisir et surtout de varier.
Deux poissons par semaine, dont un poisson gras, davantage de petits poissons, des espèces diversifiées et, lorsque cela est possible, des produits locaux, de saison et issus de pratiques de pêche plus durables.
Finalement, prendre soin de sa santé et prendre soin de la mer peuvent très bien se retrouver dans la même assiette.
Amandine MUSSEAU - Diététicienne Nutritionniste - ©
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Sources:
Santé publique France – Manger bouger, recommandations sur la consommation de poissons gras et maigres.
Santé publique France – Manger bouger, conseils pour une pêche et une consommation plus durables.
Anses – Recommandations de consommation des poissons et prévention de l’exposition aux contaminants.
Ministère de l’agriculture – Écolabel public « Pêche durable ».
Ifremer – Informations sur la pêche durable et les labels.
Cet article a été mise en page avec l’aide dune IA spécialisée dans larelecture et remise en page d'article




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