Aromathérapie et nutrition : quand les sens s’invitent aussi dans l’accompagnement alimentaire


Quand on parle de nutrition, on pense spontanément à ce que l’on met dans son assiette : légumes, protéines, féculents, matières grasses…
Mais manger ne se résume pas à une addition de nutriments.
Les odeurs, les saveurs, les émotions, le stress ou encore notre environnement participent également à notre comportement alimentaire. C’est justement là que deux de mes domaines de compétences peuvent parfois se rencontrer : la diététique et l’aromacologie/aromathérapie.
Aromathérapie et aromacologie : quelle différence ?
Les deux utilisent les huiles essentielles, mais pas tout à fait de la même manière.
L’aromathérapie correspond à l’utilisation des huiles essentielles dans une recherche de bien-être ou pour certaines propriétés qui leur sont traditionnellement attribuées. Leur utilisation nécessite de réelles connaissances, car « naturel » ne signifie pas « sans danger ».
L’aromacologie s’intéresse davantage à l’influence des odeurs sur notre sphère psycho-émotionnelle.
Une odeur peut évoquer un souvenir, procurer une sensation agréable ou désagréable, participer à la détente… Notre odorat entretient en effet des relations étroites avec les régions cérébrales impliquées dans les émotions et la mémoire.
Et quel rapport avec l’alimentation ?
Beaucoup plus qu’on pourrait le penser !
Notre alimentation est profondément sensorielle. Avant même de goûter un aliment, nous le regardons et nous le sentons. Et ce que nous appelons communément le « goût » dépend en grande partie des informations provenant de notre odorat.
Mais notre façon de manger est également influencée par notre état émotionnel.
Stress, fatigue, contrariété, ennui… peuvent modifier notre faim, nos envies ou notre façon de manger.
C’est ici que l’aromacologie peut devenir un outil complémentaire, sans prétendre traiter à elle seule un comportement alimentaire.
L’odeur comme outil pour créer une pause
Prenons une situation très courante : rentrer chez soi après une journée particulièrement stressante et se diriger presque automatiquement vers le placard.
L’objectif n’est surtout pas de remplacer le carré de chocolat par une huile essentielle !
Il peut simplement être intéressant de créer un temps entre l’émotion et l’action.
Sentir une odeur que l’on associe à la détente peut faire partie de ce petit rituel : s’arrêter quelques instants, respirer, identifier ce que l’on ressent et se demander :
« Est-ce que j’ai faim ? Est-ce que j’ai envie de manger ? Ou est-ce que j’ai surtout besoin de souffler ? »
Et si, après cela, vous avez toujours envie de chocolat ? Vous pouvez aussi simplement le savourer.
L’objectif reste de mieux comprendre son comportement alimentaire, pas de supprimer le plaisir.
Retrouver aussi le plaisir des sens
L’aromacologie rappelle quelque chose que nous oublions parfois dans notre quête du « bien manger » : nous mangeons avec tous nos sens.
Sentir les herbes aromatiques lorsque l’on cuisine, prendre le temps de découvrir les arômes d’un plat, reconnaître les épices, observer les textures…
Prêter davantage attention à ces sensations peut aider à remettre de la conscience et surtout du plaisir dans le repas.
Et finalement, manger équilibré commence peut-être aussi par là : prendre réellement le temps de manger.
Les huiles essentielles ne sont pas anodines
Attention cependant : une huile essentielle est un produit extrêmement concentré.
Certaines peuvent être irritantes, allergisantes, neurotoxiques ou présenter des contre-indications et des interactions. Leur utilisation doit donc tenir compte de l’huile essentielle choisie, de sa composition, de la voie d’utilisation, de la dose et de la personne concernée.
Grossesse, allaitement, enfants, épilepsie, asthme, traitements médicamenteux ou certaines pathologies nécessitent notamment des précautions particulières.
Et surtout, ingérer une huile essentielle n’est jamais un geste anodin.
Être formée permet justement de ne pas confondre « naturel » et « inoffensif ».
Deux compétences, mais une même philosophie
Ma formation de diététicienne-nutritionniste reste le socle de mon accompagnement nutritionnel.
Mes formations complémentaires en micronutrition, naturopathie, aromathérapie et aromacologie me permettent d’avoir d’autres outils à disposition lorsque ceux-ci sont pertinents pour la personne que j’accompagne.
Il ne s’agit donc pas de mettre systématiquement des huiles essentielles dans une prise en soin nutritionnelle.
Il s’agit plutôt de pouvoir regarder la personne dans sa globalité et, lorsque cela a du sens, d’utiliser différents outils complémentaires avec prudence et discernement.
En résumé
Nutrition et aromacologie peuvent se rencontrer autour d’un élément essentiel : nos sensations.
Une odeur ne fera pas disparaître une envie de manger, une huile essentielle ne remplace pas une prise en soin diététique et aucune synergie ne constitue une solution miracle.
Mais mieux comprendre ses sensations, ses émotions, son environnement et son comportement alimentaire peut ouvrir de nouvelles pistes dans un accompagnement personnalisé.
Et parfois, prendre soin de son alimentation commence simplement par prendre le temps de sentir, goûter… et ressentir.
Amandine MUSSEAU - Diététicienne Nutritionniste - ©
Parce qu’une prise en soin nutritionnelle peut aller bien au-delà du contenu de l’assiette, je vous accompagne avec des outils choisis selon vos besoins, votre histoire et vos objectifs.
Sources :
Anses – huiles essentielles : recommandations et précautions d’utilisation
Fédération Française d’Aromathérapie – formations en aromathérapie et aromacologie
Cet article a été rédigé avec l’aide de ChatGPT, une IA spécialisée dans la rédaction et l’accompagnement.




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